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Le TGV Paris-Bordeaux en 2h05 sera à l'heure mi 2017

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choupi91
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Le TGV Paris-Bordeaux en 2h05 sera à l'heure mi 2017

Message par choupi91 le Mer 4 Fév 2015 - 14:16

http://www.lefigaro.fr/societes/2015/02/04/20005-20150204ARTFIG00026-le-tgv-paris-bordeaux-en-2h05-sera-a-l-heure-mi-2017.php





La construction de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux sera finie comme prévu en juillet 2017. Tous les problèmes de financement ne sont pas réglés.



Mettre 2h05 contre 3h aujourd'hui pour faire Paris-Bordeaux en TGV, c'est pour demain ou presque. Comme prévu, la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux construite puis exploitée par Vinci sera terminée en juillet 2017, voire un mois avant. «La SNCF souhaiterait faire rouler ses TGV sur cette nouvelle ligne dès juin 2017, au moment du passage des horaires d'été et de l'inauguration de l'autre ligne à grande vitesse (Le Mans-Rennes). Nous sommes en discussions à ce sujet», explique Laurent Cavrois, président de Lisea, la filiale de Vinci qui va exploiter cette ligne pendant 44 ans.
Si les délais seront respectés, c'est que ce chantier ferroviaire le plus important d'Europe continentale suit son cours. Oublié le blocage du chantier au printemps 2012 pour des problèmes environnementaux. Désormais, le terrassement, les ponts et les viaducs répartis sur les 300 km de ligne sont terminés. Maintenant, ce sont 1200 personnes qui installent le ballast, posent les rails, les caténères et tout le système télécom utilisé par la SNCF pour prévenir les conducteurs des problèmes sur la voie.

Une ardoise est de 300 millions d'euros

Pour autant, tous les problèmes ne sont pas réglés. Pour financer ce PPP (Partenariat-public-privé) qui coûte la bagatelle de 7,8 milliards d'euros, les collectivités territoriales devaient mettre la main à la poche. Or, aujourd'hui, RFF rebaptisé SNCF Réseau qui fait construire cette ligne constate que beaucoup de collectivités ne font pas le chèque prévu. L'ardoise est de 300 millions d'euros, une somme non négligeable qui, si on ne trouve pas de solution, devra être comblée par l'Etat.
Certaines collectivités comme le conseil général de Charente, Grand Angoulême ou grand Cognac ont suspendu leur paiement car elles craignent que la SNCF écoute les recommandations de la Cour des Comptes et diminue la desserte de leur ville pour faire des économies sur le TGV dont le coût est excessif. D'autres comme le Conseil général des Pyrénées Atlantiques et la communauté de communes de Pau ne mettent plus la main au porte-monnaie car elles redoutent que la prolongation de la ligne TGV promise jusqu'à l'Espagne ne voie jamais le jour.

La SNCF veut négocier les péages à la baisse

Autre problème: la viabilité économique de cette ligne TGV et, du coup, le montant des péages que paiera la SNCF pour emprunter ce nouveau tracé. Initialement, le péage prévu était de 6000 € par train entre Tours et Bordeaux. Et on tablait sur 50 allers-retours contre 37 aujourd'hui. Une augmentation de trafic anticipée à cause de la réduction du temps de trajet. Mais la crise est passée par là.
Interrogé par la Cour des Comptes qui a rendu un rapport sur les TGV l'année dernière, le patron de la SNCF, Guillaume Pépy, a lancé un avertissement: «La mise en service de la ligne Tours-Bordeaux représentera pour la SNCF une dégradation prévisionnelle comprise entre 100 et 200 millions d'euros par an sur sa marge opérationnelle.»
Du coup, la SNCF voudrait renégocier les péages à la baisse. Sinon elle menacerait de réduire les dessertes et le nombre de trains qui emprunteront cette voie. «Les calculs initiaux étaient peut-être trop ambitieux. Nous avons un an pour ajuster les péages à la conjoncture», répond Laurent Cavrois qui ne ferme pas la porte à la négociation.
Mais pour ne pas dépendre que de la SNCF, Vinci a contacté d'autres opérateurs de trains qui pourraient emprunter le Tours-Bordeaux. Par exemple Thalys pour ouvrir un Bruxelles-Bordeaux en 4 heures ou Eurostar pour faire un Londres-Bordeaux en 5 heures. Des dessertes qui, même si elles voient le jour resteront marginales. En revanche, l'arrivée d'un autre opérateur que la SNCF pour exploiter des trains entre Paris et Bordeaux n'est pas pour demain. L'ouverture à la concurrence n'est pas prévue avant fin 2019. Et les textes organisant cette évolution ne sont toujours pas votés.


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Choupi91

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