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A Luchon, ils vont dire adieu à leur train...

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choupi91
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A Luchon, ils vont dire adieu à leur train...

Message par choupi91 le Dim 16 Nov 2014 - 18:15

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/16/1992065-ce-soir-ils-feront-un-adieu-a-leur-train.html

Haute-Garonne


A Luchon, ils vont dire adieu à leur train...

Aujourd'hui, les partisans du maintien de la ligne Montréjeau-Luchon se retrouveront en gare de Luchon, pour assister au départ du dernier TER à 17h32 et du dernier train reliant directement Luchon à Paris, à 20h10. RFF et la SNCF ont en effet décidé, fin octobre, de «suspendre» la circulation des trains, arguant que la détérioration de la ligne ne permettait plus d'assurer la sécurité des voyageurs. Le service sera désormais assuré par des bus. Retour sur l'histoire du rail, qui a permis à la vallée de Luchon, de découvrir le tourisme et la prospérité économique. 17 juin 1873 : il y a foule sur les quais de la gare de Luchon pour voir le premier train de voyageurs arriver dans le bruit et la fumée. Toulouse n'est plus qu'à 5 h 15 de la cité thermale, Montréjeau, à 52 minutes. La locomotive à vapeur est accueillie en grandes pompes. Le maire, Edouard Azémar est sur le quai, entouré de son conseil municipal au grand complet. Une page se tourne dans la vallée de Luchon, celle de la diligence. « En 1872, 4200 visiteurs rejoignaient la cité thermale en utilisant ce moyen de transporte. En 1895, ce sont 38 990 arrivées qui sont comptabilisées par le train, de juillet à septembre»raconte Jacques Bergeon, historien des chemins de fer des Pyrénées. Un afflux de visiteurs qui offre à la ville une prospérité inattendue. La saison 1886 voit la naissance du «Luchon Express». Un nouveau service subventionné par la ville, les Thermes, le Casino. Les voitures s'ornent de riches boiseries et offrent aux voyageurs de confortables fauteuils en cuir. Curistes et touristes, mais aussi hommes politiques, têtes couronnées, artistes et écrivains se pressent dans cette station à la mode. «Edmond Rostand évoque l'arrivée en train dans la vallée de Luchon dans ses «Musardises», reprend Jacques Bergeon. Devant la gare, se pressent quelques quarante voituriers. Le train permet à la cité thermale d'écrire les plus belles et les plus riches pages de son histoire». Une belle histoire qui va se ternir au fil des années. Les trente dernières années ont vu les suppressions se succéder.

La fin signée

En 1984, la ligne directe Luchon-Nice est interrompue et en 1992, c'est le train quotidien Paris Luchon qui disparaît. L'instabilité de la falaise de Cazaux-Layrisse oblige à limiter la vitesse à 10 km. Des restrictions qui vont s'étendre par la suite à d'autres passages délicats. En 2004, la circulation se réduit à un seul TER Toulouse Luchon.
L'épilogue de l'histoire du train dans la cité thermale s'est déroulé samedi dernier, devant plus de six cents personnes, venues affirmer leur soutien à la ligne. A grand renfort de photos, un technicien de Réseau Ferré de France a décrit par le menu l'ensemble des dégradations que comptent les 36 km de voie. Un inventaire précis et froid, justifiant la «suspension» de la liaison, pour des raisons de sécurité et mettant un point que personne n'espère final à 141 ans d'histoire.


La fermeture devient suspension

Fin octobre, la nouvelle de la fermeture de la ligne a parcouru les Allées d'Etigny comme une traînée de poudre, laissant les Luchonnais sonnés et abasourdis.
Une réunion de crise, en préfecture, animée par la secrétaire d'Etat, Carole Delga, a permis de transformer cette fermeture en «suspension». Un comité de pilotage a rapidement été formé, impliquant l'Etat, la région, le département, les élus et les usagers. «Nous avons décidé de lancer une large étude, dans les plus brefs délais», explique Carole Delga. «Elle sera menée sous le signe du développement du territoire. Elle devra actualiser celle déjà menée 2011 en ce qui concerne le coût des travaux, leur consistance et le phasage, sans oublier le développement d'autres activités, comme le ferroutage. Les résultats devraient être rendus public en juin. D'ici là, RFF s'est engagé à continuer à entretenir la voie». Il s'agira ensuite de réaliser un tour de table financier, afin de pouvoir réaliser les travaux qui permettront à la ligne de s'inventer un avenir.


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Choupi91

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