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Ligne SCNF : la bataille du rail reprend de plus belle

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choupi91
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Ligne SCNF : la bataille du rail reprend de plus belle

Message par choupi91 le Lun 10 Nov 2014 - 9:40

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/10/1988069-la-bataille-du-rail-reprend-de-plus-belle.html

Société - Carcassonne (11) - carcassonne-quillan


Depuis quelques années, les usagers sont de plus en plus nombreux sur la ligne Carcassonne-Quillan. /Photo DDM archives

Ils ne désarment pas. Les membres de l'association pour le maintien et le développement de la ligne ferroviaire Carcassonne-Quillan ont de nouveau rendez-vous au ministère pour qu'enfin l'État respecte ses engagements.
«Nous nous battons pour que l'engagement de l'État dans ce dossier de la ligne ferroviaire Carcassonne-Quillan soit enfin effectif», rappelle le président de ALF (association pour le maintien et le développement de la ligne ferroviaire Carcassonne-Quillan), Patrick Bacot. Il faut dire que depuis 2009, les membres de l'association ont avalé pas mal de couleuvres. Des promesses, des engagements et aussi pas mal de désillusions de la part de RFF, de la SNCF et de l'État. Pourtant, Patrick Bacot comme de nombreux habitants et élus de la Haute Vallée en est convaincu : «Si on réhabilitait la gare de Limoux, tout serait possible pour le développement économique de la Haute Vallée».

Manifestations et pétitions

En 2009 déjà, un contrat de projet devait, à hauteur de 10 M€, permettre une «régénération» de la ligne Carcassonne-Quillan, mais les travaux n'ont pas été réalisés. Pire encore, la limitation de vitesse, qui a fait passer le trajet de 54 minutes à 1 h 12, a suscité d'autres inquiétudes : la suppression pure et simple de la ligne. Car l'État a annoncé son désengagement sur 11 000 km de voies dans l'Hexagone et les 54 km de la ligne Carcassonne-Quillan faisaient partie de ce retrait. Manifestations, pétitions, mobilisations de la population et des élus ont semble-t-il eu pour effet, si ce n'est pour l'instant de résoudre le problème, tout du moins d'en ralentir considérablement l'échéance. À une régénération, l'ALF préférerait une modernisation.
La modernisation impliquerait une plus grande efficience avec des trains aux bons horaires, avec un rétablissement de la gare de Limoux pour que les trains puissent se croiser et permettre de les séquencer, et ainsi éviter les deux heures de battement. La pertinence serait des arrêts aux bons endroits : «Créer une sorte de TER rural qui desservirait la zone de la Bouriette à Carcassonne, 1 800 emplois, Carcassonne, Trèbes, Villalbe…», reprend Patrick Bacot. Et enfin la cohérence, pour une réelle harmonisation de tous les systèmes de transport, train, autocar. Jeudi 13 novembre, les parlementaires audois, le président du conseil général et ALF seront reçus au ministère des Transports pour de nouveau plaider leur dossier, mais avec dans leurs bagages une pétition de 5 000 signatures recueillies en à peine quelques jours.
«Ils exigent le maintien de la gare de Quillan et la continuité du service public, demandent à la direction de la SNCF de revenir sur sa décision de fermeture de la gare, demandent au conseil régional d'intervenir auprès de la SNCF pour le maintien de la gare de Quillan et à l'État de respecter ses engagements pris dans le cadre du contrat de projet État/Région 2007-2013 et d'engager les travaux correspondant en les inscrivant en priorité dans un contrat de projet État/Région 2014-2020».
D'autre part, l'ALF assure qu'elle sera bien présente au rassemblement organisé par la CGT, à la gare de Quillan le samedi 15 novembre. Le maintien, voire le renforcement de cette ligne, pourrait même se comparer à la création des premières voies ferroviaires dans les départements, des réseaux autour desquels l'activité économique se développait, des réseaux qui désenclavaient des territoires.


Appel à la mobilisation pour le 15 novembre

Vendredi dernier, en début d'après-midi, Alain Rousseau, secrétaire départemental de la CGT, a tenu une conférence de presse sur la suppression du guichet de la gare de Quillan. «Nous lançons un appel en direction de la population, des cheminots, du syndicat CGT pour se mobiliser le samedi 15 novembre à 11 heures devant la gare de Quillan», lance Alain Rousseau. «Cette mobilisation fait suite à l'annonce officielle du CHSCT de la SNCF concernant la fermeture du guichet de la gare de Quillan au 1er janvier 2015. Ce sont désormais de véritables menaces qui pèsent sur cette gare», poursuit-il. «D'autre part, des rumeurs circulent que la direction de la SNCF annoncerait la fermeture de la gare en 2018. C'est tout un service public qui va du coup disparaître dans une région déjà fortement désindustrialisée», s'insurge-t-il. «Avec toutes les conséquences, cela signifie aussi que vingt-cinq familles seront touchées».
Alain Rousseau s'offusque plus encore quand il sait que les parlementaires audois se rendront au ministère à Paris le 13 novembre prochain. «Ils ont bonne mine. Ils ont tous voté la réforme ferroviaire le 4 août dernier et maintenant ils vont défendre le dossier à Paris. Ce n'est pas un peu contradictoire cette démarche». Et de rappeler que la CGT propose «la voie du service public avec des gares ouvertes au public du premier train au dernier train dans tout le territoire, des guichets ouverts, des agents en nombre suffisant pour améliorer la qualité de service et la sécurité, un haut niveau d'entretien des voies et du matériel pour toujours plus de sécurité et de confort».


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Choupi91

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