Tout sur le rail

Histoire du rail en France

Association Les Amis de Didie

Twitter !!

Qui est en ligne ?

Il y a en tout 1 utilisateur en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 1 Invité

Aucun


[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 29 le Mer 18 Mar 2015 - 8:41

Visiteurs !


Compteur Global gratuit sans inscription

Cognac: les enfants déraillent, les mamans recadrent

Partagez
avatar
choupi91
Admin

Messages : 1211
Date d'inscription : 26/08/2014
Age : 55
Localisation : Essonne (91)
Humeur Humeur : Triste !!!!!

Cognac: les enfants déraillent, les mamans recadrent

Message par choupi91 le Lun 3 Nov 2014 - 8:46

http://www.charentelibre.fr/2014/10/30/cognac-les-enfants-deraillent-les-mamans-recadrent,1922487.php

Par jeu, deux mineurs de Cognac avaient posé des blocs de béton sur les rails en août. Les critiques ont été virulentes. Les mères réagissent.

Surtout, disent-elles d’emblée, n’imaginez pas qu’elles excusent les «conneries» de leur rejeton. «Ce que nos deux enfants ont fait est très grave. Les conséquences auraient pu être dramatiques», annoncent les mamans, Magalie et Tia. Leur message est plutôt sur le mode: «Arrêtez de vous acharner sur nos enfants. Cela aurait tout aussi bien pu être les vôtres.»
La semaine prochaine, Théau, 12 ans, le fils de Tia, est convoqué devant le délégué du procureur. De son côté, Rémy, 15 ans, sera jugé par le tribunal pour enfants le 10 février prochain. Tous les deux sont poursuivis pour avoir déposé des blocs de béton sur la voie ferrée à Cognac le 13 août dernier.
Il est 22 heures ce soir-là. Les deux gamins décident d’aller faire un tour. Ils quittent leur HLM de la cité des Rentes dans le quartier Saint-Martin à Cognac. Direction la voie ferrée avec des bombes de peinture à la main.
Pour s’amuser, ils décident de taguer les murs. Et découvrent, à proximité des rails, une série de plaques de béton. Une idée dingue leur traverse la tête: et s’ils «s’amusaient» à poser les blocs sur la voie? «L’un a entraîné l’autre. On ne sait pas lequel», dit Magalie. Sept dalles au total sont ainsi déplacées et positionnées sur les traverses.
«À cinq minutes près, c’était le désastre»
Depuis sa fenêtre, un Cognaçais les aperçoit. S’étonne de les voir dehors à cette heure tardive, multipliant les allers-retours le long de la voie. Coup de fil au commissariat.
Théau et Rémy sont cueillis par les policiers, les plaques retirées. On a frôlé le drame: le TER Angoulême-Saintes devait passer par là vers 22h25. «À cinq minutes près, c’était le désastre», reconnaissent Magalie et Tia, profils bas.
Conduits au poste après leur interpellation, les enfants ne se sont pas fait prier pour tout avouer: les murs et le pont tagués et, surtout, la pose des obstacles en béton sur la voie. Coup de fil aux parents. Ils sont venus les récupérer dans la nuit.
Le lendemain, le «jeu» très dangereux des adolescents est relayé sur le site internet de CL. L’information suscite une nuée de commentaires sans nuances. Sur la Toile, les blogueurs dézinguent les adolescents et leurs parents. Les premiers sont traités de «délinquants», les seconds «d’irresponsables».
À quelques jours de la convocation de Théau devant le délégué du procureur, les mamans anticipent: elles ne veulent pas que cette fois encore les enfants soient traînés dans la boue. Victimes des remarques sarcastiques de blogueurs anonymes.
Alors, elles ont voulu prendre la parole en amont. «Ne les jugez pas et ne nous jugez pas avant que la justice ne rende sa décision», implore Magalie. «C’est trop facile de leur apposer une étiquette, ajoute Tia. Ils ne sont pas des délinquants: ils ne fument pas, ne boivent pas, ne traînent pas dans les boîtes.»
Privés de cadeaux
Magalie et Tia insistent: leurs enfants ont été punis: «Pas de cadeau pour leur anniversaire cette année. Rien à Noël. Et privés d’internet et de Facebook.» «On a discuté avec eux pour qu’ils prennent conscience de la gravité de leurs actes», affirme la première maman. «J’ai dit à mon fils que s’il refait une connerie, je n’irai pas le rechercher une deuxième fois au commissariat», ajoute la seconde.
Pour les mères, les garçons doivent payer, au sens figuré comme au sens propre. «L’amende à régler pour ces conneries, c’est 1.000 euros»: 500 euros par adolescent; 600 à donner à la ville de Cognac pour le nettoyage des tags; 400 à la SNCF qui a porté plainte pour les actes de malveillance. «On avancera l’argent, mais nos fils devront nous rembourser.»


_________________
Choupi91

    La date/heure actuelle est Lun 11 Déc 2017 - 22:34